mardi 1 mai 2012

L'image de la semaine : Mayumi Otero et Raphael Urwiller

J'aurais tellement aimé voir l'exposition de Icinori... Mais Paris, c'est un peu loin de Montréal...

Un aperçu : http://www.michellagarde.fr/

mardi 3 avril 2012

samedi 24 mars 2012

PELUCHE = SOURCE DE RÉCONFORT


Ce n'est pas la première fois que les beaux livres de Martha Alexander retiennent mon attention. Enfant, je les aimais déjà. Martha s'est mise à la création d'albums pour enfants à l'âge de 45 ans. Ce qui n'est pas sans m'encourager, puisque mes premiers projets d'albums paraîtront cette année. Et J'ai quelques années d'avance sur madame Alexander!

Ce que je n'ai malheureusement pas en commun avec elle, c'est qu'elle ne fait pas qu'inventer des histoires, elle les illustre aussi. PASTEL, chez L'école des Loisirs, a fait un magnifique travail de mise en pages dans la réédition française de plusieurs titres de Martha Alexander. Même si les illustrations évoquent la fin des années 60 et les années 70, le traitement classique des ses aquarelles a vraiment bien vieilli.

Une chose que j'apprécie beaucoup chez Alexander, c'est le fait que les histoires débutent toujours un peu « abruptement », sans « vraie » introduction classique. Mais ça fonctionne quand-même! J'aime bien lorsqu'un auteur déconstruit un peu les règles du récit et prouve qu'une histoire peut très bien se raconter de plus d'une façon!

Il arrive souvent que ses petits protagonistes entretiennent de longs « monologues » avec des animaux ou des créatures imaginaires. Ici, dans : N'aie pas peur, Teddy! Je te protégerai des bêtes sauvages, même le long titre narratif suit cette logique. Pour ce qui est de la plupart des titres de ses livres, Martha Alexander est là aussi : une originale!

"Bien sûr, Teddy, qu’il y a des tigres et des lions dans la forêt. Et des éléphants aussi, de très gros. Mais n’aie pas peur ! Moi, je te protègerai des bêtes sauvages. Je ne les laisserai pas te faire du mal." Nous annonce le petit protagoniste d'entrée de jeu.

Au fur et à mesure qu'ils s'enfoncent dans la forêt et que le petit garçon manque de courage, la peluche prend vie, marche et grandit. Teddy dépasse bientôt le petit garçon d'une tête et devient sa fidèle et brave peluche, qui à son tour le protège des bêtes sauvages. C'est idée simple est tout simplement géniale!

Thème principal : peluche = source de réconfort!







dimanche 26 février 2012

Connaissez-vous Kikko Miyakoshi?

Le travail de l'auteure et illustratrice Akiko Miyakoshi est spectaculaire! Traduit du japonais cette année chez Syros, Un goûter en forêt est un album qui nous transporte dans une forêt enneigée, une forêt toute calme, à la fois rassurante et déconcertante.

La papa de Kikko se rend chez Grand-Mère pour l'aider à déblayer la neige. Il laisse derrière lui un beau paquet contenant un gâteau préparé pour elle. « Quel dommage! » se dit Kikko. Avec la permission de maman, elle part sur les traces de son père à travers la forêt blanche pour porter le gâteau à sa grand-mère...
Même si la prémisse peut rappeler le petit Chaperon rouge, une fois dans la forêt, ce que Kikko y découvre n'a rien à voir avec le conte de Perrault. Je ne vous le révélerai pas ici, parce que toute l'originalité et l'intérêt de cet album tient justement à cette découverte…



Bien sûr, les illustrations rendent magnifiquement l'atmosphère grandiose et réjouissant de ce « goûter en forêt.» Quelques touches de couleurs sur les personnages et sur le gâteau, dans des décors en noir et blanc d'une richesse époustouflante.

Seul bémol, le placement du texte dans certaines planches fait du tort aux illustrations. Peut-être que c'était plus harmonieux dans la version originale. Il faut savoir que je suis très, très, très « chatouilleuse » en ce qui à trait à la mise en page et au choix de typo dans les albums.

Mais il ne faut gâcher son plaisir pour ça, tout le reste est délicieux!

Akiko Miyakoshi, Un goûter en forêt, Syros, 2011.




samedi 18 février 2012

La BD, ça commence tôt!


































Qui a dit que la BD ça ne fonctionnait pas pour les pré-lecteurs?

Mon petit crocodile et une courte bédé, en 7 planches, qui raconte la journée d'une fillette qui a pour animal de compagnie: un bébé crocodile. Il s'agit d'une histoire narrée par l'image, comme dans la BD traditionnelle, à la différence qu'il n'y a pas de phylactères. Seule la fillette parle et le texte se trouve sous les images.

Ce qui étonne, c'est que les séquences sont adaptées aux enfants de 2 à 3 ans. Les images sont simples, facile à comprendre, il y a très peu de texte et ça marche!



Tout fonctionne dans ce petit album, même le trait du dessin et la palette de couleurs réduites semblent avoir été adaptés aux enfants d'âge préscolaire. C'est l'un des premiers livres que j'ai acheté pour ma fille lorsqu'elle avait 18 mois, et depuis, il a fait le tour des familles de mes amis et à chaque fois, il plaît énormément!

Il existe trois titres dans cette série jusqu'à présent, mais la forme initiale a évoluée au fil des titres. Le jour du A et Petit roi crocodile ressemblent davantage à de l'album qu'à de la BD.

Pas étonnant que l'amateur de BD en moi ait toujours beaucoup aimé cet album. Personnellement, je préfère le premier titre de la série, Mon petit crocodile, plus original et plus tendre que les deux autres qui versent dans l'humour. N'hésitez pas à l'emprunter à la bibliothèque ou le commander chez votre libraire. Très beau livre à avoir dans sa bibliothèque.

Jean-Luc Englebert, Mon petit crocodile, Pastel, L'école des loisirs, 2004.




samedi 28 janvier 2012

Petit chat noir de la semaine









 Je suis désolée de ne pas être assez habile dans Photoshop pour faire disparaître le centre de la page. Mais ce petit chat noir aux pupilles changeantes me hante depuis plusieurs semaines. Plus je le regarde, plus je le trouve beau. Une grande histoire écrite par Joel Franz Rosell et illustrée par Beppe Giacobbe, chez Bayard.



mercredi 11 janvier 2012

Image de la semaine : Gabriela Cichowska

MUCHOMOR - Warsaw, Poland / GIMPEL VERLAG - Hannover, Allemagne, SŁONIĄTKO / FANTJE, 2011
texte d'Adam Jaromir, illustrations de Gabriela Cichowska

mardi 3 janvier 2012

Patabulle - pop! pop! et repop!


































Un beau livre, à la couverture cartonnée brillante et aux coins ronds comme une bulle de savon!

Patabulle est un petit chien jaune qui s'est fabriqué une fusée pour aller explorer les planètes avoisinantes. Une histoire toute simple dans un univers coloré, féérique et rafraîchissant. Sur la planète de Patabulle, les nuages, le soleil et les petits poissons sourient à l'unisson. Patabulle, chien-poète, aime chanter des chansons pour les goélands et se faire des amis qui aiment rêver toute la journée! On espère qu'il y aura bientôt une suite à Patabulle, Les pieds sur terre.

Cet album d'une grande beauté graphique fait du bien. Les pages de gardes me rappellent la bonbonnière de ma grand-mère et le beau papier met en valeur les couleurs saturées qui illuminent chaque page. Le texte est sans prétention, plein de fantaisie et d'images qui donnent envie d'aller manger une glace à la fraise en écoutant les gazouillis des oiseaux : )


























Je vous mets en bonus le lien vers la bande-annonce, mais comme d'autres blogueurs l'ont fait, nous déclinons toute responsabilité si après avoir vu cette vidéo, la chanson de Patabulle vous trotte dans la tête toute la journée !

Cliquez ici pour voir la bande-annonce.












mardi 6 décembre 2011

Une chanson d'ours que me chantait ma maman...


Cette semaine, j'ai écrit un message sur le mur (Facebook) de Benjamin Chaud pour lui dire que son album Une chanson d'ours est le plus bel album que j'avais lu et vu cette année... Il reste 3 semaines à 2011 et je pense qu'il sera très difficile de lui voler sa place. J'ai quand même mis quelques albums sur ma liste de cadeaux de Noël, mais je reste confiante pour Benjamin :)

Il est tout simplement parfait! L'histoire, l'écriture, les illustrations, les thèmes... Parfait c'est le seul mot qui me vient. Je me prosterne!








dimanche 27 novembre 2011

Auteur de mon enfance : Martha Alexander

 
Après plusieurs semaines d'absence dans la bloguosphère, je tente de reprendre ma bonne vieille habitude d'au moins un billet par semaine. On va voir si je vais y arriver!

Ma fille est rentrée de l'école avec deux albums empruntés à la bibliothèque cette semaine. Presque en extase, je retrouvais deux albums de la série Antoine et Anthracite qui remontent au milieu des années soixante-dix et que je me souviens avoir emprunté moi-même à la bibliothèque de mon école primaire. J'étais ravie de redécouvrir les histoires intemporelles et intelligentes de l'auteur et illustratrice Martha Alexander. J'étais d'autant plus heureuse de constater qu'elles avaient aussi bien vieillies.
La série met en scène une vilaine maman, (pas si vilaine que ça) un ours nommé Anthracite (Blackboard Bear dans la version originale) et un petit Antoine qui trouve le courage de s'affirmer face à l'autorité de sa mère.
Dans Tant pis pour ma vilaine maman, Anthracite, Antoine, qui s'est fait réprimandé par sa maman, décide de quitter la maison en compagnie de son ami Anthracite l'ours imaginaire. Une histoire comme je les aime : pas trop de morale, pas trop d'explications, mais beaucoup de place à l'aventure, aux dialogues, aux réflexions et l'apprentissage par l'autonomie.

Les illustrations toutes simples, dans une palette d'à peu près cinq couleurs sont elles aussi encore très actuelles et ravissantes.

Un autre de mes classiques :)